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Wapa 35R Trimaran Longueur : 10,60 m
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Par Philippe Rivière Nous avions essayé il y a quelques mois le Wapa 50, un trimaran peu conventionnel, construit par Petter Quality Yachts en contreplaqué époxy. Aujourd'hui, l'architecte Philippe Rivière récidive avec un 35 pieds, fruit du même concept, construit chez Nauticazur à Laure, dans les Bouches-du-Rhône. La production de grands trimarans continue à ne pas décoller mais cela ne décourage pas Philippe Rivière pour autant ! Après le 50 pieds, le 40 et le 30, voici le 35 pieds qui propose des solutions originales et éprouvées. Paradoxal ? Non, le contreplaqué est un matériau très largement validé en construction à l'unité ou petite série, et l'innovation tient au programme du bateau, au design général et au niveau de confort proposé. PLUS PERFORMANT QUE SON AÎNÉ C'est l'architecte qui le dit, le R signifie Racing et met en valeur le potentiel de ce bateau alternatif. Le grand Wapa était déjà capable de belles moyennes. Cette fois-ci, le 35 pieds mise franchement sur cet aspect du programme. Un déplacement de 3 000 kg pour 10,60 mètres, c'est plus de 30 % de différence (en moins !) avec un monocoque de croisière à taille et matériau égaux. La surface de voilure est assez importante : 75 m² au près, soit 25 m²/tonne. Au portant le ratio poids/surface atteint presque 60 m²/tonne ! La stabilité du bateau est assurée par une largeur très importante : 9,50 mètres pour ses 10,60 de long, soit, un moment maxi de redressement impressionnant : 14,2 t/m. Ce paramètre est directement dicté par la largeur du bateau (1/2 largeur/déplacement) et l'on comprend mieux comment le Wapa 35 peut porter autant de voilure. La cure d'amaigrissement est en partie réussie grâce à de nouvelles idées : moins de surface de pontage, poutres plus petites (mais toujours en CP époxy), coque centrale plus fine, moins de poids d'agencement... Bref, le 35 est à classer dans les unités de course croisière et de croisière très rapide. A noter d'ailleurs que le poids peut encore être diminué selon le matériau choisi par les futurs clients : mousse Airex, lattes de cèdre/verre/époxy ou lattes de mousse/verre/époxy. Si le gain de poids est significatif entre le CP et un sandwich mousse, le prix augmente quant à lui de manière inversement proportionnelle. C'est, selon l'architecte, le CP époxy qui devrait donner le meilleur compromis prix/poids. Le CP époxy stratifié conserve d'ailleurs de remarquables qualités mécaniques (au poinçonnement) compte tenu du faible prix de mise en oeuvre : gain de temps et finition moindre. Le plan de voilure sert évidemment les idées maîtresses de l'architecte : le mât culmine à 15 mètres au-dessus du pont, la grand-voile entièrement lattée annonce à elle seule 50 m². Le spi asymétrique de 100 m² et le gennaker de 50 m² devraient donner beaucoup de puissance dans les petites brises. Le contrôle du bateau se fait par un système de safrans et d'ailerons portés sur les flotteurs (voir encadré). Cela facilite la posée et l'échouage, et devrait donner des performances correctes, à l'image des catamarans de série qui se contentent d'ailerons fixes pour faire du près. Des dérives sabre sur les flotteurs ou la coque centrale sont aussi proposées aux puristes. LÉGER ... ET CONFORTABLE Au chapitre du confort, les trimarans de moins de 45 pieds sont évidemment attendus au tournant. Un couloir comme coque centrale et des flotteurs aux volumes très réduits (sur le plan de la vie à bord) ne sont pas pour satisfaire la majorité des plaisanciers. Le Wapa 35 avec son redan marqué offre des volumes de vie assez procbes de ceux que l'on trouve sur un monocoque de 30 pieds : deux cabines doubles aux extrémités, avec rangements et assises, un cabinet de toilette centré près de la descente (douche-WC-lavabo), une cuisine américaine, un carré pour quatre à cinq personnes et une table à cartes offrent tout le confort nécessaire à de belles croisières. C'est bien sur ce point (le confort) que le Wapa fait la différence avec les multicoques légers de même taille : associés à une surface de pont et de trampoline exceptionnelle, les volumes de vie accueillent deux couples ou une famille de quatre à cinq personnes sans problème. C'est assez nouveau dans le paysage des trimarans de croisière qui, jusqu'ici, se contentaient dans cette taille (10-11 m) d'un agencement plus spartiate. Les plus grands trimarans, comme Gaviota (voir LN 335), le Challenge 37 ou le Wapa 50, n'ont pas beaucoup de difficultés à trouver des volumes suffisants pour rivaliser avec les monocoques de même taille. Aujourd'hui, c'est chose faite avec des multicoques plus petits et vraiment performants ! avec les multicoques légers de même taille : associés à une surface de pont et de trampoline exceptionnelle, les volumes de vie accueillent deux couples ou une famille de quatre à cinq personnes sans problème. C'est assez nouveau dans le paysage des trimarans de croisière qui, jusqu'ici, se contentaient dans cette taille (10-11 m) d'un agencement plus spartiate. Les plus grands trimarans, comme Gaviota (voir LN 335), le Challenge 37 ou le Wapa 50, n'ont pas beaucoup de difficultés à trouver des volumes suffisants pour rivaliser avec les monocoques de même taille. Aujourd'hui, c'est chose faite avec des multicoques plus petits et vraiment performants !Reste pour les propriétaires l'épineux problème du port... Près de 10 mètres de large, c'est le même encombrement que trois monocoques de 8 mètres à couple. Mais si l'on se penche au tant soit peu sur cet inconvénient majeur (l'un des freins à l'expansion des tris), le résorber n'est qu'une affaire de culture : en grande croisière, les voyageurs fréquentent plutôt les mouillages, et le petit tirant d'eau du bateau (60 cm) lui offre l'accès au ras des plages peu fréquentées, et les ports à sec semblent se développer assez rapidement (Atlantique et Méditerranée). Quelques solutions en somme qui écartent en partie les soucis de rangement et de stockage. Les propriétaires les plus fortunés pourront quant à eux choisir l'option " bras repliables ". DES AILERONS AVEC TRIMMER Philippe Rivière a souvent choisi la solution des ailerons fixes pour ses trimarans. Le petit Santal (voir LN 309) était équipé d'ailerons asymétriques légèrement angulés. Une solution intéressante mais peu satisfaisante à toutes les allures (beaucoup de portance = beaucoup de traînée aux allures portantes, donc moins de vitesse). Cette fois-ci, l'architecte propose un système plus souple : le trimmer. Installé sur le bord de fuite de l'aileron (comme un volet sur une aile d'avion avant l'atterrissage), on l'angule de quelques degrés pour améliorer la portance du plan antidérive. On recrée ainsi un plan asymétrique. Au portant, le volet est remis dans l'axe (la configuration " lisse " des avions) et offre moins de traînée. L'idée est originale et mérite d'être approfondie sur les voiliers de croisière. D'autant. que l'architecte pense ainsi améliorer le travail des pilotes, donc le confort à bord. Un plus indéniable qu'il reste à tester en mer. Loisirs Nautiques
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